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  • Sophrologie et handicap physique

    Sophrologie et handicap physique

    Les différentes phases d’un accompagnement en sophrologie peuvent apporter des ressources intéressantes aux personnes en situation de handicap physique.

    Que ce handicap soit survenu à la naissance ou au cours d’un accident ou d’une maladie, voilà ce qui pourra entre autres, être abordé :

    Le dialogue :

    La première séance de sophrologie constitue le premier échange entre le sophrologue et son client.

    Le sophrologue questionne son client sur ce qu’il vit, ce qu’il ressent et ce qu’il pense. Le sophrologue porte de la considération, de l’écoute, de l’attention et de l’intérêt à ce qui est dit et à la personne elle-même.

    La personne en situation de handicap peut alors expliquer quelles sont ses attentes et exprimer ses émotions, ses maux, ceux qu’elle ne peut pas forcément confier à un entourage trop compatissant ou complaisant parfois ou au contraire pas suffisamment à l’écoute d’autres fois.

    Le sophrologue prendra soin d’interroger son client sur l’origine de son handicap. Est-il né avec ? Sinon quelles ont été les circonstances qui l’ont généré ? Comment a-t-il réagi ? Qu’en pense-t-il ? Que représente ce handicap aujourd’hui dans sa vie ? Comment se perçoit-il en tant que personne ?

    Comment se définit-il ? Comment s’intègre-t-il dans la société ? Quelles sont les réactions de son entourage ? Certaines de ces réactions sont-elles blessantes ? Etc…

    Il est important que la personne soit en confiance et considérée « comme tout le monde » ainsi le sophrologue est sensé n’être ni dans le jugement, ni dans l’apitoiement, ni complaisant ni condescendant.

    Un objectif concret est alors défini par le client. Qu’attend-il de la sophrologie ? Que désire-t-il réaliser à travers cet accompagnement ? Qu’est-ce qui lui permettra de savoir que cet objectif est atteint ? Qu’est-ce qui sera concrètement l’expression, la manifestation d’un mieux-être ?

    La détente physique :

    Toute séance de sophrologie commence par une réduction des tensions physiques.

    La respiration permet une meilleure oxygénation du corps, un recentrage sur soi et son intériorité et un focus sur les sensations internes.

    Le corps est réinvesti de l’intérieur et non par l’extérieur, aussi l’apparence importe peu, et le sujet peut renouer un contact avec son corps d’une nature différente de celui qu’il vit au quotidien.

    La détente se poursuit par des mouvements associés à la respiration qui ont pour effet de dénouer des tensions, contractures et autres raideurs corporelles.

    Chez la personne en situation de handicap, il y a souvent une compensation des régions du corps valides par rapport aux autres, aussi ces tensions sont parfois très importantes et localisées.

    Bien entendu les mouvements sont adaptés à la personne et à ses capacités.

    Puis la détente physique continue par des suggestions. La personne peut se concentrer sur les parties du corps paralysées, ou inexistantes et les « ressentir » de l’intérieur.

    Cette reconnexion à des parties du corps qui ne sont plus mobiles ou qui ont été amputées, permettent à l’individu de redécouvrir son unicité, et sa totalité.

    Si cela n’est pas forcément accessible lors des premières séances, ça se manifeste progressivement.

    Un peu dans l’idée qu’un membre inexistant peut être douloureux ou « gratter » (syndrome du membre fantôme), il est possible d’en conceptualiser le relâchement ce qui va faciliter le relâchement de l’ensemble du corps revécu mentalement dans son intégralité.

    Ce relâchement intégral permet alors le lâcher-prise mentale, la personne est dans une espèce d’état de flottement dans lequel le corps est entièrement détendu. Il n’est alors plus sujet à la douleur ou à l’inconfort et c’est là que le sujet est disponible pour la suite.

    La visualisation :

    Il s’agit d’une expérience sensorielle vécue dans l’imaginaire. Aussi sa seule limite est imaginaire.

    Le sujet peut alors vivre un moment agréable, comme par exemple un moment de repos dans un hamac, balancé par le vent avec le soleil qui éclaire son visage et réchauffe son corps tout en entendant le chant des oiseaux et en sentant l’odeur des lilas.

    Les neurosciences nous ayant expliqué que « vivre intensément une situation construite mentalement » active les mêmes zones cérébrales qu’une situation réelle. Un peu comme lorsque nous rêvons, nous avons « l’impression d’y être » et pouvons ressentir des émotions ou sensations bien différentes que le simple contact de la couette et l’apaisement émotionnel.

    Alors, la détente mentale pourrait aussi consister à visualiser un souvenir en revivant intensément une expérience agréable déjà vécue.

    Après en avoir discuté avec la personne et s’être assurée que cela sera positif pour elle, le sophrologue peut donc guider son client verbalement pour que celui-ci revive une expérience précédent son handicap. Ainsi, dans l’imaginaire, le mal-voyant pourrait revoir, le paralysé, marcher, etc…

    Se remémorer ces sensations, les émotions associées, se retrouver à nouveau en pleine possession de ses capacités, tout cela peut avoir des effets très positifs pour la personne.

    Mais cela peut aussi raviver la blessure, c’est pourquoi, le sophrologue interroge le client sur ses besoins pour s’y adapter et proposer une approche véritablement personnalisée.

    Le Niveau Sophroliminal et les techniques sophroniques :

    Le niveau sophroliminal est un état de conscience qui permet de repousser les barrières mentales afin de communiquer avec l’inconscient et de générer des changements.

    Aussi, le sujet étant à ce moment-là réceptif et connecté à ses potentialités, les techniques choisies par le sophrologue pourront avoir différents effets selon les objectifs de la séance.

    De la gestion de la douleur à la préparation mentale d’un événement précis, en passant par l’amélioration de la vision de soi et l’activation d’un état interne permettant un changement de comportement dans une situation qui le nécessite, le client peut alors se projeter de façon plus positive dans l’avenir.

    Bien sûr, l’approche du sophrologue tient compte de l’objectif du client, de sa sensibilité et de ses besoins pour sélectionner les techniques les plus appropriées.

    Le retour ici et maintenant :

    Après s’être détendu et avoir envisagé mentalement les changements qu’il désire réaliser afin de s’y « programmer » de façon positive, le client est invité à quitter cet état particulier de la conscience pour revenir dans le présent.

    Le sophrologue lui suggère de ramener avec lui dans le présent les changements « vécus » en séance. Aussi le client revient ressourcé, dynamisé et prêt à entreprendre ces changements dans le réel.

    Le dialogue post-sophronique :

    Il s’agit enfin d’en temps d’échange pour que le client puisse exprimer ce qu’il a vécu, et le sophrologue l’interroge sur l’adéquation entre ce qui a été vécu par le client et les intentions du professionnel.

    Aussi, selon les besoins, ce dialogue permet, soit de poursuivre la prochaine séance comme initialement prévue, soit d’apporter des ajustements à la stratégie envisagée.

    Conclusion :

    Vous l’aurez compris, l’accompagnement en sophrologie peut permettre à la personne en situation de handicap d’envisager plus positivement son avenir.

    La sophrologie peut l’aider à reconstruire une image de soi plus positive et à se connecter à ses valeurs en optimisant les capacités restantes afin de se concentrer sur un projet ou un objectif concret.

    La sophrologie permet de se concentrer sur le vécu intérieur du corps, d’envisager le corps comme vecteur de bien-être et non plus comme une « machine cassée ».

    Ce mieux-être corporel permettant le lâcher-prise, la personne dont la mobilité physique est réduite, flexibilise sa pensée, ses émotions pour retrouver une certaine mobilité psychique, en élargissant son champ de conscience et donc son champ des possibles.

    Si la sophrologie n’est pas magique et n’apporte pas de soin ni de guérison, elle permet de s’ouvrir à de nouvelles possibilités en permettant de donner un sens, une direction à sa vie et de se donner les moyens d’avancer dans cette direction.

    Samantha Mercier, l’École Française De Sophrothérapie., le 13 mars 2019

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