Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
  • Sophrologie : 6 bénéfices prouvés sur la santé

    Sophrologie : 6 bénéfices prouvés sur la santé

    Cette technique est surtout connue comme méthode de relaxation. Mais pratiquée régulièrement, elle génère aussi des bienfaits thérapeutiques vraiment efficaces. Tabac, surpoids, douleurs… : le point sur des résultats avérés.

    Créée dans les années 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, cette discipline vise à restaurer l’harmonie entre le corps et l’esprit. En libérant les tensions, elle induit une détente profonde et une recharge d’énergie, d’où une diminution rapide de la fatigue. Elle déprogramme également les réactions inappropriées au stress, ce qui supprime ses effets toxiques : maux de ventre, palpitations, chute des défenses immunitaires…

    Plusieurs études ont montré que les adeptes de la sophrologie consultent moins souvent leur médecin et consomment moins d’antalgiques et de tranquillisants que les autres (jusqu’à -30%).
    Guidée par la voix douce du sophrologue, on renforce aussi son optimisme et sa confiance en soi. “Cela permet de lever des peurs et de troquer ses angoisses contre des pensées positives”, explique Beatriz Petkoff, sophrologue. L’Institut Curie, qui propose des séances de sophrologie comme soin de support aux femmes atteintes de cancer, en a mesuré les bénéfices : moins d’anxiété, moins de nausées après la chimiothérapie et moins d’insomnies, donc une meilleure récupération.

    Comment cela fonctionne ?

    La respiration contrôlée.“Bien respirer est la base de la méthode sophrologique”, soutient Carole Serra, auteur de La sophrologie c’est malin (éd. Leduc.s). Un formidable outil pour réguler l’activité du système nerveux et maîtriser ses émotions. Afin d’émousser le stress, “respirez par le ventre en suivant la loi du 3 + 3 = 6, conseille la sophrothérapeute. Inspirez par le nez pendant 3 secondes en gonflant le ventre comme un ballon, bloquez l’air 3 secondes, puis expirez par la bouche pendant 6 secondes, comme si vous souffliez à travers une paille”. Cette respiration redynamise, apaise le mental et calme l’anxiété.

    Le relâchement musculaire. La détente du corps est indispensable pour apaiser l’esprit. Pour la favoriser, Carole Serrat allie à la voix, la musique : “cette dernière est un langage qui parle au cerveau et l’enveloppe de manière rassurante”, souligne-t-elle. À force de lâcher prise, on arrive dans un état intermédiaire entre veille et sommeil, appelé “état sophroliminal” où le cerveau est baigné d’ondes alpha relaxantes. 20 minutes reposent autant que deux heures de sommeil.

    La visualisation mentale. Évoquer des images ou des souvenirs agréables chasse les ressentis négatifs car le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est imaginé et ce qui est réellement vécu. Il prend ainsi de la distance avec les souffrances du corps et les relativise. Il peut aussi anticiper positivement une situation anxiogène afin de la vivre plus paisiblement le jour J. Idéal pour affronter un traitement difficile ou tenter un exploit sportif sans être bridé par la peur. Il faut plusieurs séances et des exercices à la maison, pour que le message s’ancre dans le cerveau et que les résultats soient au rendez-vous.

    6 bénéfices avérés

    • En finir avec le tabac

    En préambule, il est important de travailler sur les causes psychologiques de l’addiction au tabac. “La sophrologie renforce la motivation et facilite la gestion des états de manque, générateurs de stress”, observe Carole Serrat. Comptez 8 à 10 séances.

    Le bon exercice. Fermez les yeux et relâchez un à un tous les muscles du corps. Une fois la détente installée, inspirez en visualisant vos poumons noirs de fumeur et expirez en les imaginant s’éclaircir. Ainsi libérée du goudron, votre respiration devient plus légère. Laissez pénétrer ce bien-être en vous. À renouveler plusieurs fois par jour.

    • Oublier ses acouphènes

    Les sifflements d’oreilles sont sources d’irritabilité et dépression. Ils épuisent et amplifient le stress, donc l’intensité de la gêne. La sophrologie ne supprime pas les acouphènes mais les rend plus supportables.

    Le bon exercice. À l’inspiration, levez les bras à l’horizontal, paumes de mains vers l’extérieur. Retenez votre souffle et remuez les poignets de droite à gauche, comme des essuie-glasses, puis expirez en relâchant tous les muscles. Répétez 3 fois puis étirez-vous et dessinez avec vos bras une bulle de silence imaginaire. Réfugiez-vous à l’intérieur chaque fois que les acouphènes deviennent obsédants.

    • Se libérer du surpoids

    Le stress favorise le stockage des graisses et pousse au grignotage. En dissipant les tensions nerveuses, la sophrologie évite la prise de poids. Elle peut aussi reprogrammer le cerveau de manière à museler les fringales sucrées.

    Le bon exercice. Visualisez sur votre écran mental une table couverte de pâtisseries et de confiseries. Comme vous n’en voulez plus, vous les éliminez et faites apparaître à leur place des mets peu caloriques que vous observez avec plaisir. À chaque inspire, vous les laissez entrer dans votre corps en même temps que l’air, puis vous imaginez la personne que vous deviendrez lorsque vous aurez maigri. Incrustez cette image en vous, puis relâchez. À pratiquer 3 fois par semaine.

    • Dompter ses douleurs

    Nombre de tensions du stress se cristallisent sous forme de douleurs. En développant ses capacités de détente, on peut réduire leur intensité. De plus, quand le cerveau entre en état alpha, il libère des endorphines, des antidouleurs naturels qui soulagent les maux de ventre, de tête et de dos.

    Le bon exercice. “Dès les signes annonciateurs de la douleur, visualisez-les tels une cible, suggère Beatriz Petkoff. Pliez le coude droit en arrière, le poing fermé comme pour bander un arc. Puis soufflez fort en frappant la cible imaginaire avec le poing. Répétez l’exercice 3 fois avec chaque bras”. Pour les maux de ventre, pratiquez la respiration abdominale afin de masser les intestins et visualisez un soleil orange posé sur la zone douloureuse.

    • Surmonter les bouffées de chaleur

    Toutes les techniques de gestion du stress sont intéressantes pour minimiser les troubles de la ménopause car elles ralentissent la fréquence cardiaque, accélérée par les bouffées de chaleur. Et en convoquant des images de froid (igloo, montagne enneigée…), on peut aussi court-circuiter les soubresauts du thermostat interne.

    Le bon exercice. Yeux clos, respirez profondément et imaginez que vous trempez vos mains dans une eau glaciale, puis posez-les sur votre visage en soufflant par la bouche pour diffuser une fraîcheur salvatrice.

    • Maîtriser sa peur de la mammographie

    La crainte du diagnostic est le principal frein au dépistage du cancer du sein, selon l’Institut national du cancer. Par un travail de visualisation, on peut s’y préparer mentalement et réduire l’appréhension. 3 à 4 séances suffisent.

    Le bon exercice. Choisissez un paysage apaisant (un lac, un jardin…). Admirez sa beauté, sentez les odeurs et écoutez les sons : le bruit du vent, de la pluie, des oiseaux… Prenez le temps de vous laisser bercer par ce havre de paix. Avant chaque examen stressant, faites resurgir ce lieu refuge dans vos pensées.

    femmeactuelle.fr, le 3 avril 2019

     

    Laisser un commentaire →

Laisser un commentaire

Annuler la réponse

Photostream