• Sophrologie et risques psychosociaux

    Sophrologie et risques psychosociaux

    Ce que nous appelons les « risques psychosociaux » nous permettent de nous faire une juste représentation des complications encourues par les personnes qui travaillent dans de petites, moyennes et grandes entreprises. La sophrologie s’adapte parfaitement au besoin en terme de prévention. La discipline tend à réguler les émotions, à équilibrer les comportements. Elle prend en compte les environnements interne et externe de la personne, elle lui offre un espace de réflexion, elle est avant tout pragmatique.

    Au cours d’une journée de travail, nous pouvons éprouver des sensations liées au stress bien au-delà du raisonnable. Le premier danger est de le banaliser. La honte, la culpabilité font que souvent  nous nous privons de la parole, ce qui crée une confusion. Les personnes aux tendances perverses savent bien exploiter ce genre de situation, le plus souvent  sans savoir l’expliquer ni aucune préméditation, c’est de l’ordre du ressenti. Une équipe devrait s’appuyer sur des valeurs saines comme l’entraide, le partage, les encouragements, l’écoute ou la vérité. La plupart du temps, ce n’est pas réalisable. Il suffit d’observer pour se rendre compte que la motivation au travail repose en grande partie sur la notion de plaisir individuel entretenue par une possible satisfaction.

    Logiquement, le système de récompense est souvent pyramidal. Entretenir la motivation est loin d’être évident, une équipe recherche la participation de tous alors que sont mis en valeur les bons éléments de l’instant, de la période ou ceux qui font savoir mieux que les autres ce qu’ils font, qu’ils n’ont d’ailleurs peut-être  pas fait ! Tout est réuni pour que les différences sabotent la cohésion et offrent un espace d’expression à ce que nous appelons l’agressivité. Il est peu probable dans ces conditions de relancer la motivation de ceux qui sont à la traîne.

    Pour une personne, un salarié, nous considérons que l’environnement externe est son groupe de travail. Ensuite, nous englobons dans l’interne tout ce qui est organique et les mouvements de la conscience (les pensées), la peau délimitant la frontière. Posés à même la peau, nous avons les organes des sens qui nous permettent de nous situer dans l’espace. La relaxation dynamique, technique propre à la sophrologie, part dans un premier temps à la conquête du corps, de l’intérieur, d’une manière positive.

    Il faut souligner ici l’importance de deux grands principes, deux piliers fondamentaux de la méthode que sont la vivance corporelle et la pensée positive. Le quotidien fait que nous avons tendance à synchroniser ce que nous pensons ou ressentons sur l’ambiance externe, ce qui peut ouvrir la porte aux doutes, aux ruminations et autres arrière-pensées. Ce sont des réactions d’anticipation, de défense, un peu comme si nous étions en mode survie. Le fait de renforcer les sensations corporelles permet de distinguer clairement ce qui vient de l’extérieur et d’en minimiser l’impact sur notre état émotionnel.

    Beaucoup de cadres, de dirigeants, ont conscience des problèmes relationnels sur le lieu de travail. Ils ne se nourrissent pas des difficultés puisque pour la plupart, ils souhaitent que les salariés puissent évoluer dans de bonnes conditions. Les objectifs par extension étant l’augmentation du rendement et la baisse de l’absentéisme. La sophrologie, qui privilégie la nuance, est capable de consolider le lien entre les exigences des responsables et le mieux-être des salariés.


    Publié par  dans Travail le 26 Août 2014

    Auteur : Laurent Favarel, Sophrologue.

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